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On pourrait croire qu'on va
Bouleverser sa vie
Pour une escale À Trinidad Quand le bateau jette l'ancre En fin d'après-midi Devant la rade De Trinidad Il y a de l'or, du violet et du feu dans le ciel Lorsque le soir descend Sur Trinidad Et l'on y croit retrouver Une Espagne en sommeil Depuis le fond des temps À Trinidad Trop de guitare et de rhum M'avaient ensorcelé M'avaient un peu grisé À Trinidad |
C'est un rappel, une émergence, une réminiscence
de À Honolulu : du feu des passions érotiques en symbiose
avec celui des Tropiques complices.
Et la voix y va jusqu'à la coda d'attente quoique dans le medium davantage que dans l'aigu; et le rythme balançant et les cris d'hystérie collective ponctuant sur fond de guitare sèche frénétique… ![]() Mais "chat échaudé…" par cette gifle à Honolulu, et puis aussi, maturité venue, il n'éprouve plus "bien des regrets du souvenir passé" : le dénouement n'est plus du tout pareil : |
Non, j'ai voulu simplement
Bouleverser ma nuit
Ma nuit d'escale À Trinidad Goûter un peu à l'amour Tel qu'on le fait ici Sous les étoiles De Trinidad L'hiver prochain à Paris En regardant la pluie Tomber sur l'île Saint-Louis et Notre-Dame Je penserai au soleil Qui m'avait ébloui Car toi tu restes ici À Trinidad ah Le paquebot lève l'ancre Et puis quoi c'est la vie Vaya con Dios, ô Trinidad Vaya con Dios, ô Trinidad ! |
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