Georges Guétary 

dans le temps des vacances (1999)

trio
permet de dépasser sa présence socio-économique temporelle
pour une présence cosmique éternelle.
oirt
Trois coups
Scène 1 :
une route meurtrie
Scène 2 :
"On a marché sur la lune":
fortune et infortunes
Final : Route fleurie de naissances et alliances
  Rideau/Sorties

 

"Dans les juillets de mes vacances, ..."
 
 

Il y aura maints chemins, diverses chansons 
qui permettront de rappeler durant des ans 
GEORGES GUETARY dans le temps des vacances.

Dame! n'était-il pas, Grec d'origine 
qui avait fait souche à Cannes, face à son Égypte natale,
image même d'épanouissement solaire, 
héliotrope en quelque sorte ?

route…
Dessin : L.P.
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Une route meurtrie

Pour cette année-ci de 1999, nous fûmes de prime abord heureusement surpris
d'entendre chaque jour Georges GUETARY chanter
"Prenons la route fleurie, Qui conduit vers le bonheur, ..."
Nous fûmes spontanément et sans réfléchir reconnaissants au
Ministère français de la Circulation Routière 
de remettre dans les oreilles d'aujourd'hui, 
plus de quarante ans après sa création, 
cet élan de joie communicative tout ensoleillée.
À la réflexion pourtant,
le choix  n'était-il pas forme d'insulte à la mémoire de celui qui avait présidé la section locale de la Croix-Rouge de Saint-Cloud, quand durant que le chant et la voix disant joie, se voient blessés et cadavres sur les routes des vacances ?
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"On a marché sur la lune"

Juillet de 1999, le 21 plus précisément, 
c'est aussi, on nous l'a ici et là ressassé, 
le rappel qu'il y a trente ans 
qu'"on a marché sur la lune".
Vingt jours après -le 11 août-, 
les médias n'en finissaient pas de polariser l'attention planétaire sur l'exceptionnelle éclipse totale...
Or, dans la permanence plus intense et dans la poésie
hors comédie médiatique,
cette lune d'éternelle fascination 
était venue dans les chansons
interprétées par GEORGES GUETARY
dans le courant immémorial de la perception mythique de notre satellie onirique :
Par emprunt à Léo Ferré de LA  FORTUNEen 1957 :
"Si tous les crayons
"Que l'on vend à Paris
"Écrivaient des chansons
"Comme Monsieur Lully
"Et si toutes les plumes
"Avaient Verlaine au bec
"Et chacun sa chacune
"On n'vivrait plus qu'avec

"La fortune
"Quelques tunes
"Deux bouquets, trois chansons et la lune
"Si tu rêves
"Ta vie brève
"Passera comme passent les rêves.
"la fortune
"Quelques tunes
"Et de quoi s'en aller dans la lune
"Si tout passe
"Si tout casse
"Si tout lasse
"Passe passe.

cette lune...
Pathé/Ekta Amson, DR
"Si tous les vauriens
"Qui n'valent rien à Paris
"Ne valaient qu'un refrain
"De Villon ou de qui
"Et si tout's les épines
"Avaient la rose avec
"Et chacun sa chacune
"On n'vivrait plus qu'avec

"La fortune
"Quelques tunes
“Deux saluts trois au revoir et la lune
"Si tu chantes
"Ta vie lente
"Filera comme une étoile filante.
"La fortune
"Quelques tunes
"Et de quoi faire briller cette lune
"Cette lune
"Qui s'allume
"Et consume
"L'infortune."
LA FORTUNE de  Léo Ferré
Nous signalons, à l'occasion de cette chanson, le site exhaustif -et remarquable-
que l'association TYF ("thank you Ferré") a consacré à Léo FERRÉ (lien efin de lecture)
et qui conduit ici à anticiper sur la difficulté, pour un chanteur typé, de sortir de son image
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Cette infortune lancinante de la poésie lunaire était résurgence dans le répertoire de GEORGES GUÉTARY :
Avec "son" 
SI VOUS VOULEZ SAVOIRlaissé bien présent
dans les mémoires d'alors 
(1943) :

"En me voyant chanter
"Tout seul au clair de lune,
"Vous avez deviné
"Que j'étais amoureux.
"Et vous vous demandez
""Est-elle blonde ou brune?"
"Pourquoi 
me questionner ?
"Vous êtes trop curieux !

"Si vous voulez savoir ..."

 Avec
LA VALSE  DES REGRETS :
que lui écrivit la même année
Louis Poterat
sur musique de Brahms
et qui deviendrait
sa chanson fétiche
qu'il ne manquait jamais d'interpréter hors micro
à chacun de ses tours de chant :

"L'orgue de la nuit
"Au clair de lune gémit,
"la brise fait
"de son archet
"Chanter la valse des regrets.

"Ma belle enfant
"Du bois dormant,
"Quittez vos rêves troublants :
"Vous éveillant
"Pour un instant,
"Venez à moi qui vous attends;
"Le fils du roi
"N'est qu'un manant,
"Ce n'est que moi,
"Pauvre passant,
"Chantant l'émoi
"D'une prière vaine.

"..."

Avec
BANCO
extrait du film
TRENTE ET QUARANTE
dont on espère
la reprise en vidéo :

“Un soir, Pierrot pour Colombine
”Rêva de décrocher la lune
”Mais le hasard fit grise mine
”Au beau Pierrot cherchant fortune :
"Il mit le deux,
"Sortit zéro.
"Plaignez, plaignez,
"Pauvre Pierrot

"Ah! Dame Fortune
"Est une belle,
"Cruelle,
"Qui passe incognito"

SI  VOUS  VOULEZ SAVOIR
de Jacques Larue et René Sylviano, 1943
LA VALSE DES REGRETS
de Louis Poterat 
s/ m.de Johannes Brahms, 1943>45
BANCO
de Jacques Larue et Francis Lopez, 1945.
On aura remarqué par ces quelques bribes que
Georges GUÉTARY ne se voyait pas invariablement le séducteur triomphant
tel qu'on le définit par une forme de mal entendu...
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Joies solaires

Or, le 21 juillet dans lequel nous étions rappelle à GEORGES GUÉTARY une de ses plus grandes joies :
la naissance de son fils, alors qu'il a 40 ans et qu'il s'est avisé que sa vie de vedette le fourvoyait et qu'il voulait fonder un foyer, ce en quoi l'aida Janine GUYON, alors réalisatrice et productrice à la télévision, et qui deviendrait sa femme -à l'égard de qui il resterait reconnaissant de l'avoir cultivé.
Gratitude d'un père…
Méditerranée…
ph.Robert COHEN, DR.
   “Nous étions le 21 juillet 1955.   J’ai voulu prénommer tout naturellement mon fils François parce que c’était le premier Worloou né en France.
   “Laissant ma femme se reposer, je quittai la clinique fou de joie et je regagnai  “La belle Marguerite” à toute allure.   Je passai comme une trombe chez l’épicier, chez nos voisins, chez maman, annonçant à tous dans un véritable délire :
   ""J’ai un fils. J’ai un fils, vous vous rendez compte ! "
    “On m’a raconté par la suite qu’on m’offrit une coupe de champagne qui, à elle seule, suffit à me griser, et que je me suis immédiatement écroulé... "
Ils furent vraiment fabuleux en effet, ses hasards, comme on aura l'occasion d'en juger.  Alors ainsi :
“Curieusement, cette naissance me rapprocha encore de Bourvil.   En effet, quelques jours plus tard, André était également père pour la première fois.   Aussi, chaque soir, nous passions de longs moments à nous entretenir de nos fils respectifs, tous deux convaincus que nous avions l’enfant le plus beau, le plus gros, le plus souriant...   Comme toutes les paternités, les nôtres nous paraissaient les plus dignes d’attention.”
LES HASARDS FABULEUX,
Paris, La Table Ronde, 1981,préface de Frédéric DARD
…et celle d'un autre
ph Philippe Huet & 
Elisabeth Coquart
…Atlantique
ex BOURVIL ou 
la tendresse du rire,
Paris, Albin Michel, 1990, DR
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Rideau

Durant quatre ans ils seraient, Georges GUETARY et lui, le tandem indissociable de cette ROUTE FLEURIE au succès tel qu'ils durent menacer d'un procès pour pouvoir en sortir et aller vers d'autres chemins qui les appelaient.
Georges GUETARY d'ailleurs se complairait plus tard à rappeler invariablement telle facétie... qui faillit bien lui faire perdre le titre de vedette au profit de BOURVIL  qu'il avait fait engager dès lors qu'il était en creux de vague : nous y reviendrons dans le prochain tableau du temps de rentrée.
Une autre célébrité alors naissante les accompagnait au début, seule du trio à chanter et jouer sur sa "route fleurie" qu'elle caractérise si bien par son brio : Annie CORDY.
trio mémorable
© EMI-Pathé
Dans les coulisses, elle s'amusait avec Bourvil à jouer des tours à la Vedette d'alors, Georges GUETARY.
Georges Guétary et Annie Cordy ne manqueront jamais l'occasion fraternelle d'honorer de saluer
L'envol d'un juste
l'oiseau Bourvil
© par Annick Rannou
 Marc Delaunoy
consacre à BOURVIL 
un site justement récompensé
(lien en fin de lecture)
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et l'assentiment gratifiant de Madame Guétary,
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