GEORGES GUETARY 
d'août à mi-septembre de 2003
 

sam'di soir
DR Beuscher

De Jean Dréjac à Michel Constantin, 
l'actualité, quoique funeste 
-rappelant le 13 sept. 97-
ranime la mémoire de Georges Guétary 
et ainsi le rêve et la joie emmêlant chanson et cinéma.
 

élan
DR fam Guétary
Durant l'août :
Entracte :
Premières brumes :
Ouverture 
en java :
Jean Dréjac
Acte non manqué 
au Figaro
d'Hugues/Redon:
Revue et communiqés de presse
Coulisses 
moroses :
Vous dites...
Final au filet :
Michel Constantin
Sorties
"Tout pays privé de son imaginaire se voit condamné aux libertés précaires",
    Jean FERRAT, 14 août 2003.

."Moyen de distraction pour certains, la chanson devient un outil de résistance, (...) pour d'autres (...)",
Chantons sous l'occupation, Lyon, 4 déc. 2003-28 mars 2004

La java prend le pas. 

"C'est à cette époque qu'on m'offrit une chanson qui n'était pas du tout faite pour moi, mais alors, pas du tout : LE P'TIT BAL DU SAMEDI SOIR 

"Elle fut un succès ! 

"Leurs auteurs étaient Jean DREJAC, Jean DELETTRE et BOREL-CLERC, ceux du fameux Petit Vin blanc." 
 

"pas pour moi" comme "ce n'est pas du Guétary" à l'adresse de Vivian ELLIS qui lui présenterait quelque temps après Ma belle Marguerite : Georges GUETARY se connaissait-il donc si mal, les auteurs et compositeurs devinaient mieux que lui même ses potentialités, sinon la nécessité de le réorienter ?

Le public lui était acquis, certes, un très large public même, mais il restait... et resterait, malgré cette irrésistible ascension, allergique à une certaine frange, de même qu'à une part de la critique qui savait l'égratigner. Jean DréjacIl avait ainsi sagement convoqué une conférence de presse pour demander à ces journalistes quelle orientation il devrait prendre.

"On me reprochait trop de "on-on-on", de "an-an-an", se rappelle-t-il, à quoi il faut ajouter la très dominante tonalité exotique que ne gommerait même pas Le Cavalier Noir, puisqu'il accroîtrait encore sa popularité. 

Mais Georges GUETARY redoutait de décevoir "son" public.

Il prit le risque pourtant, et constata que son succès ne baissait nullement, outre que ce... risque contribuerait, quoiqu'il fût déjà tard, à ne pas figer son image.

Son Alsacienne jamais repris en CD et c'est dommage, Mon p'tit bouquet d'fleurs déjà rappelé en ces pages, L'Auberge du printemps, … iraient dans le même sens.


Jean DREJAC dans le répertoire de Georges GUETARY : 
Qd.
TITRES
Auteurs
Compositeurs
Audio
1946 LE P'TIT BAL DU SAM'DI SOIR Dréjac-Delettre Delettre-Borel-Clerc
CD divers, 
couramment reprise
1961 DANS LE CŒUR DE MA BLONDE (Wheels) Dréjac par trad.-adapt.< Petty-Flamingo
45 t Pathé EG 544
Photo, D.R.
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Chiquito en écho au galop du 15 août. 

Comme chaque année à cette époque, Philippe d'HUGUES, pour Le Figaro, rédige une série d'artcicles consacrés à un aspect du cinéma.
Celui-ci sortait fort opportunément à la mi-août, puisqu'il y rappelle que : "Par une décision surprenante, la date choisie pour commencer le tournage fut le 15 août 1944".
Le découpage qui suit a pour but d'extraire la ligne synthétique d'un aspect de la carrière et de donner le point de vue d'un historien critique qui, ne taisant pas certaines faiblesses, laisse s'affirmer une intervention pour le moins honorable dans le cinéma, celles d'Yves Montand et surtout de Frank Sinatra ayant peut-être été les plus louables.  Son article d'autre part se rédige sur un axe mettant en balance Georges Guétary et Tino Rossi :

DU MUSIC-HALL AU CINEMA (7)

Guétary , 
ou Georges la Romance

Dès que le cinéma est devenu parlant, il est également devenu chantant. Aussi ses noces avec la scène sont-elles richement fécondes de chansons et de stars. Après Maurice Chevalier, Marlene Dietrich, Charles Trenet, Tino Rossi et Zarah Leander, nous poursuivons notre série d'articles avec Georges Guétary.

_____________________

Philippe  d'Hugues
_____________________

vu par Redon
DR Jacques REDON par Le Figaro

«Quand on est jeune 
et plein d'ardeur, 
"Qu'on part à deux 
pour l'aventure, 
"Un bon cheval 
peut servir de monture 
"Quand d'un seul pas, 
il fait battre deux cœurs"

    C'est sur ces mâles accents (et une musique de Francis Lopez), entonnés dans Le Cavalier noir, que commença la carrière cinématographique de Georges Guétary.  La réalisation de ce sympathique petit film de cape et d'épée [est] de Gilles Grangier (…) 
    (…) 
    Le Cavalier noir fut mené à bien et sortit à Paris en mars 1945.  Mal accueilli par la critique en tant que film de chanteur et film vichyssois (l'ultime !), il n'en connut pas moins un succès certain auprès du grand public, ce qui était sa seule ambition.  Guétary s'égosillait à pleins poumons, les chansons étaient bonnes, le film plein d'entrain, Mila Parély et Simone Valère, charmantes, et cela suffit à des spectateurs point trop exigeants.
    Comme Tino Rossi était en prison (...) et qu'il y avait une place à prendre, celui qui se posait comme son principal rival en bénéficia.  La voix était bonne, le physique agréable, et le succès sur scène, pour cet ancien boy de Mistinguett, Grec d'origine, était rapidement venu sous l'Occupation.  En juin1944, son tour de chant à Bobino, avec des airs comme Robin des bois et Honolulu lui avait valu ses galons de grande vedette, que le cinéma n'allait pas tarder à confirmer. 
    Après Le Cavalier noir, il enchaîna aussitôt avec la même équipe, Grangier-Decharme et le scénariste André-Paul Antoine, pour Trente et Quarante (1945) adapté d'un vieux roman oublié d'Edmond About (...), et de nouvelles chansons de Francis Lopez, toujours agréables (on se souvient de La Gamme et l'amour).  La jeune première, charmante bien sûr, s'appelait Martine Carol, encore presque débutante. Il en résulta une aimable bluette, gentiment insignifiante, suffisamment désuète pour faire oublier aux spectateurs les rigueurs de l'hiver 1945-46, et la cote de Georges Guétary s'en trouva accrue.
    On lui confia une production plus ambitieuse, et comme il portait bien le costume, ce fut  Les Aventures de Casanova (1946) de Jean Boyer, (…).   Ce spécialiste réalisa avec soin une fresque luxueuse en deux épisodes, Le Chevalier de l'Aventure et Les Mirages de l'Enfer.



Guétary y était entouré d'une pléiade de créatures jeunes et ravissantes, Jacqueline Gauthier, Gisèle Casadesus, Gisèle Préville et quelques autres, d'excellents acteurs, d'Aimé Clariond à Jean Tissier, et il interprétait un grand nombre de mélodies, dues cette fois à René Sylviano, toutes d'une  grande qualité ­Rosa, Nina, Stella, ...   Ce nouveau Casanova fut un nouveau très grand succès et Guétary y consolidait sa position à l'écran.  Il devenait l'égal de Tino Rossi entre-temps revenu en force, l'emportant même auprès des jeunes générations d'après- guerre. 
    Il abandonna les rôles costumés et regagna le XXe siècle pour les deux films suivants, Jo la Romance (1948)  et Amour et Cie (1949), tous deux réalisés par le fidèle Gilles Grangier et sur des scénarios de Marc-Gilbert Sauvajon, deux petits films, dont il n'y a pas grand-chose à dire, sinon que, selon Henri Colpi, «Jo la Romance ne manquait pas de qualités». (…). 
    Tout cela conduisit, consécration suprême, Guétary à Hollywood, pour le sommet de sa carrière à l'écran, Un Américain à Paris (1951) de Vincente Minnelli , avec Gene Kelly  et  Leslie Caron, un authentique chef-d'œuvre du film musical à sa grande époque.


Un moment sa carrière se poursuivit en Allemagne pour des remakes d'anciens succès tournés par des cinéastes mineurs d'outre-Rhin, Le Baron  tzigane (1954) d'après l'opérette de Johann Strauss et Le Chemin du paradis (1955) d'après le film célèbre de Wilhelm Thiel ou une comédie assez quelconque, Amour, tango, mandoline (1955). 
    A partir des années 50, c'est au théâtre que Georges Guétary trouvera ses plus grands succès, avec d'abord Pour Don Carlos, opérette de Francis Lopez et Raymond Vincy d'après Pierre Benoît et surtout La Route fleurie, des mêmes.  L'affiche est brillante : Guétary, Bourvil et Annie Cordy qui joueront ensemble deux ans tant le triomphe ne se dément pas.   (…)  Dix ans plus tard, une autre opérette,La Polka des lampions de Gérard Calvi  (d'après Certains l'aiment chaud chaud),connaît un succès durable au Châtelet, en compagnie de Jean Richard.   Au même théâtre, et avec le  même  partenaire, Monsieur Carnaval de Charles Aznavour et Frédéric Dard, rencontre la même faveur auprès des spectateurs.
    Durant ces années, la rivalité qui avait opposé à l'écran Tino Rossi et Georges Guétary, se poursuit sur les planches, dans des registres voisins,
Il devenait l'égal  deTino Rossi, l'emportant  même auprès des jeunes générations d'après-guerre. 
Dans    un    rôle    relativement secondaire, il savait ne pas passer inaperçu et imposait sa virtuosité et son aisance dans deux ou trois numéros mémorables, illustrant à ravir la musique de Gershwin, qui créait l'atmosphère sonore du film : s'Wonderful qu'il chantait avec Gene Kelly à la terrasse d'un café parisien, Nice Work if You Can Cet It, où Oscar Levant l'accompagne au piano, et surtout I'll Build a Stairway to Paradise, dans le style Folies-Bergère, où «entouré de girls emplumées, il évolue sur un gigantesque escalier dont les marches s'allument à mesure qu'il descend» (Vidal- Champion, Chanson du cinéma). 
    Après ce sommet Georges Guétary refusa plusieurs propositions hollywoodiennes et préféra regagner Paris, où il ne retrouva jamais les mêmes satisfactions cinématographiques, ni dans Plume au vent (1952) au côté de Carmen Sevilla, partenaire habituelle de Luis Mariano, ni dans Une Nuit aux Baléares (1956), avec la danseuse-étoile Claude Bessy, pas plus que dans ces pots-pourris filmés, alors très en vogue, comme Paris chante toujours (1951) (...) ou La Route du bonheur (1953) (...).
 voire       des       répertoires interchangeables ou presque, dus souvent aux mêmes auteurs Vincy et Lopez.  A l'arrivée lequel des deux ténors, Georges ou Tino, l'emporta ? Difficile à dire...  Tino déchaîna peut.être plus de passions, dans les deux sens, enthousiasme ou hostilité, la carrière de Guétary fut plus unie, plus régulière.  Au cinéma, où Guétary réussissait mieux, c'est lui qui dura moins longtemps et qui tourna le moins de films.  Mais grâce à Un Américain à Paris il est sûr de ne pas être oublié, tandis que Tino ne peut compter que sur Fièvres ou  Naples au baiser de feu.  Alors, le Grec ou le Corse ?  Prudemment, déclarons 1e match nul, sans vainqueur ni vaincu car tous deux conservent leurs admiratrices fanatiques.
 

Hors article : avec Tino Rossi :

avec Tino Rossi
D.R. date ignorée ± 50, 
ex. document tort abîmé
DR Philippe d'Hugues et Jacques REDON par Le Figaro Titres de la série

ndlr

  • Oublié ou occulté, ne comptons pas les courts métrages : Une Fille sur la Route (1951) 
  • La séquence Nice Work if You Can Cet It  ne fut hélas pas retenue au montage final de Un Américain à Paris. 
  • Toujours active en ses quatre-vingts ans passés,Gisèle Casadesus, qui faisait partie de la distribution des Aventures de Casanova, est la mère du chef d'orchestre Jean-Claude Casadesus, lequel dirigeait l'orchestre pour l'opérette Monsieur Carnaval.A l'opposé du trait rapide et grossier de la charge simpliste, Jacques REDON, par la minutie fidèle des détails, peut aller, avec son trait fin, précis et patient, jusqu'à l'extrême bord du portrait.  Georges GUETARY ainsi a, plus que les autres sujets de cette série, bénéficié du miroir le moins déformant. 
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Revue et communiqués de PRESSE 

     Dans ce même temps de la fièvre touristique d'insouciance, les sentinelles veillent :

    "LA CHANSON FRANÇAISE est-elle vraiment menacée ? " interrogeait ainsi Jacques Espérandieu dans Le Parisiendu 16/08/03, et qui poursuit : "Oui, répond Jean Ferrat, [qui] l'a redit le 14 août dans son village d'Antraigues-sur-Volane (Ardèche), dont le forum, le quatrième du nom, portait justement sur ce thème (...)  On s'en prit (...) au «rouleau compresseur des industries culturelles» qui «met en danger la création».
    (...) «Tout pays privé de son imaginaire se voit condamné aux libertés précaires», conclut enfin Ferrat sous les acclamations de l'assistance.

    (...) non, les «dégâts causés par la mondialisation mal maîtrisée» à la «diversité culturelle» n'avaient pas disparu.  Mais Antraigues, ses habitants, ses touristes et ses vedettes [plusieurs centaines de personnes] avaient bien mérité de la chanson française…"

"Jean Ferrat monte au front", Le Parisien,  16/08/03, 
communiqué par Michel Bracquart.

    Anticipant sans le savoir sur cette inquiétude, le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon donnait sa réponse en préparant son exposition  CHANTONS SOUS L'OCCUPATION :

    Les années d'Occupation ont été un grand moment de  création artistique dans tous les domaines. 
    Comment expliquer cette soif collective de distraction ?  Est- ce une revanche sur le sort, un rejet du revirement de l'histoire, un remède contre la désespérance ou au contraire un signe de compromission ? 
    (...)
    Les chansons de cette époque sont de véritables miroirs des événements et des sentiments des Français. Elles expriment tour à tour la séparation (J'attendrai, Rina Ketty), la défense passive (Paris sera toujours Paris, Maurice Chevalier), l'exode (Quand tu reverras ton village, Charles Trenet), l'occupation (Un monsieur me suit dans la rue, Edith Piaf), la déportation (Chant des déportés, Olivier Messiaen) et le retour (Les maisons détruites,
Lucienne Boyer). 
    (...)
    Moyen de distraction pour certains, la chanson devient un outil de
résistance, de propagande (ou de contre-propagande) pour d'autres, voire un instrument de torture et d'humiliation utilisé dans les camps.
Affiches, photos, manuscrits, extraits de chanson, carnets de chant de déportés, articles de presse font de l'exposition Chantons sous l'occupation une source de mémoire, fertile en émotions et riche d'enseignement. 
Exposition du 4 décembre 2003 au 28 mars 2004
avec l'aide de collections publiques : Mémorial de Caen, BNF, Documentation Française..., ou privées : Roger Viollet, Roger Schall.... ainsi qu'à travers une scénographie, évoquant deux atmosphères artistiques : l'une colorée inspirée des cabarets et des salles de spectacles parisiennes et l'autre sobre reflétant les temps de restrictions et de résistance contre l'Occupant et le Régime de Vichy.

contact :
Caroline GURRET <caroline.gurret@mairie-lyon.fr>

"Avec Joie !"n° 29 
de septembre 2003

Sommaire : • Couvertures : 
   1 photo Harcourt
   4 Cinémonde n° 954 (14/11/52)
• Guétary 2003
• G.G. à la une 1945-46
M. Pompadour (tv)
Portofino
• Une chanson inédite
Féerie de Paris
• Discographie : Japon
• Les 78 tours grecs
• Les partitions (3)
• Hommage à Tino Rossi
• Les affiches
• Supplément discographique
• Liste de recherches



 


"L'ignorance de ceux qui ont droit à la parole m'exaspère.", réagit par ailleurs opportunément Patrick Boulanger, créateur de ce périodique "Avec Joie !" quand il reçoit comme nous le suffocant extrait suivant reproduit d'un livre récent édité par Larousse :
"Georges Guétary a su mettre son talent de parolier au service de la jeune génération.  A son actif, par exemple, les textes de T'aimer follement (pour le premier disque de Johnny Halliday en 1960), Itsy Bitsy Petit Bikini (chanté par Dalida en 1961) et L'école est finie (le grand succès de Sheila).
/pg 90.

N'achetez pas
Y A D'L'AMOUR 
EN CHANSONS
sous la direction du faiseur de livres, Pierre SAKA.
Car si telle erreur grossière a été relevée à propos de Georges Guétary -qui n'a jamais écrit de chanson-, il y en a d'autres... ndla : André Salvet est le parolier des titres cités.
ndlr : outre qu'il se recopie et pille d'autres auteurs, Pierre  SAKA, n'accorde à son compatriote grec, Georges GUETARY, en ce thème de la chanson d'amour, que Papa aime Maman (p. 292)...
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Dans les premières brumes de l'automne,  

À vous la parole :
Trahison 
     Si les vacances sont occasion de trouvailles, vous n'avez pas à envier celle de Christian VIGNERON, tombé sur PLUMA AL VIENTO, la version espagnole de PLUME AU VENT :  outre trop de manques (Et ouf! on respire, Simple et Douce, Canoë, La maison de Jeannette à quoi ajouter que Un p'tit bout d'jupe et un sourire est en français), la qualité sonore est très mauvaise, tout enrobée de bruits parasites laissant croire à une piste sonore de 78 tours passant sous aiguille usée, et quoique relativement bien choisie, la voix parlée est d'une doublure.
    Cela nous vaudra cependant quelques informations desquelles s'impose que la vedette était donnée à Carmen SEVILLA ­laquelle bénéficie d'une séquence de danse ramarquable... qui aurait dû rester dans la version française­ :

  "Oui dans sa version espagnole le film est en faveur de Carmen, qui déjà était super star n° 1, et à ce jour l'est encore !  Déjà dans le générique, comme dans la totalité de ses films, elle est en premier, puis elle a pour "Je n'embrasse pas les garçons" plus de plans; elle touche même le piano, puis il y a la scène du cabaret, et la fin différente.  Enfin! ce sont les joies, dans les coproductions avec deux directeurs de trouver des scènes ajoutées, et parfois complètement différentes.
  "Quant à G. Guétary j'avais lu plusieurs fois sa déception au sujet du film.   Au départ, il devait être en Technicolor et en trois versions.
  "C'est sûr qu'il a dû être contrarié de voir que tous les films Carmen Sevilla/Mariano étaient en couleur et pas le sien…
  "(...)  Il a été doublé, sauf pour les chansons.  Il maîtrise bien les  J, ce qui est très difficile, mais hélas pour les R… il dérape beaucoup…
  "L'affiche espagnole est intéressante, elle est passée en vente en 2001 chez  Soler y Uach à Barcelone.  Au catalogue elle commençait (litografia), avec une marge rognée, et manque de papier à un angle, à 175 &euro;, elle a pu faire double, vu la popularité de Carmen, + 18 % de TVA + frais d'envoi et d'assurances !"

Christian VIGNERON, 02/09/2003.

Colère 
  "PLUMA AL VIENTO, c'est vraiment le désastre, souffre comme nous Michel Bracquart.  PLUME AU VENT est, à mon humble avis, l'un des tout meilleurs films de G.G., peut-être mon préféré*.  je ne supporte pas qu'on l'abîme, encore moins qu'on le mutile.  Je refuse de voir PLUMA AL VIENTO  !  Mais je veux bien voir PLUME AU VENT trois fois dans la même semaine.
  "*Evidemment, direz-vous, il y a aussi LE CAVALIER NOIR plein d'entrain (chansons de Francis Lopez), LES AVENTURES DE CASANOVA et la musique de Sylviano, Ciel et Ménestrel dans JO LA ROMANCE, les scènes tournées au Théâtre antique d'Athènes et au Cap Sounion pour AMOUR, TANGO ET MANDOLINE, les parties chantées dans UNE FILLE SUR LA ROUTE, la leçon de musique et de chant donnée à Martine Carol dans TRENTE ET QUARANTE, etc."

Michel BRACQUART,  04/09/2003 

Complainte 
"Jours sombres de septembre... 
"Nous étions heureux de te voir 
"au ciné, sur scéne, ...au hasard. 
"Nous fredonnions tes chansons, 
"de Robin des Bois à Magdalena,
"de Maître Pierre à Magalina,
"des Yeux des Femmes à la Samba. 
"Il a suffi que tu sois là : 
"ton aura est toujours là, 
"de La Route fleurie que tu nous donnas 
"d'Aime-moi à Cet Anneau d'Or
"Tu es là, toujours là. 
"Et dans un medley avec toi, à jamais  Valse des Regrets, oui bien là 
"Nous redisons comme toi pour l'éternité "AVEC JOIE !" "

Christiane ODONE,   11/09/2003



 

Six ans après à une quinzaine près  :
Comme un "smatch" de volley 
On s'étonnera peut-être de voir ici accordée une attention particulière à Michel CONSTANTIN (13/07/24 - 29/08/03) qui n'était ni musicien, ni chanteur et qui n'eut jamais Georges GUETARY comme partenaire au cinéma. 
MConstantinex. ci-contre
 
 
 
 
 
 

volleyMichel M. Constantin, Bourvil, G. Guétary. DR par famille Guétary,
source excessivement tramée

 
 
 
 
 
 
 
 

MConstantinDR iBelgique

C'est qu'ils formaient avec d'autres l'équipe de volley-ball des artistes que conduisait Georges GUETARY.
  C'est aussi qu'il mérite ce témoignage de respect cordial par le fait que d'origine prolétaire immigrée a su, par sa seule personnalité s'élever seul et dignement dans ce qu'il est convenu d'appeler la hiérarchie sociale.
Merci à votre venue, avec l'espoir de votre retour :
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DU MUSIC-HALL AU CINEMA
par Philippe d'HUGUES illustré par JacquesREDON
LE FIGARO,14-23/08/2003
1. Eh bien, chantez maintenant !
ou
Comment, à partir du "Chanteur de jazz" avec Al Jolson le cinéma devint aussi chantant que parlant.

2. Aucun Français, ni avant ni après lui, ne connut pareille réussite à Hollywood :
Maurice Chevalier, le grand sympathique.

3. A la fin de sa carrière, l'inoubliable "Ange bleu" revint à ses premières amours, la revue et le cabaret :
Marlene Dietrich, ange, femme, démon.

4. Il a moins marqué l'histoire du septième art que celle de la chanson :
Charles Trenet, troubadour swing.

5. Tête de turc des critiques, il tourna une vingtaine de films semés de tubes :
Tino Rossi, au son des guitares.

6. Pendant près de dix ans, elle tente de faire oublier Marlene aux Allemands :
Zarah Leander, une Suédoise pour le IIIe Reich.

7. Il devenait l'égal de Tino Rossi, l'emportant même auprès des jeunes générations d'après-guerre :
Guétary ou Georges la Romance.

8. A quelques exceptions près, sa fructueuse spécialité fut l'opérette filmée, en général de Francis Lopez :
Luis mariano, rossignol de nos amours.

9. Rarement un homme parvint à de tels sommets, comme chanteur et comme acteur :
Frank Sinatra, l'homme à la voix d'or. 

10. Ses deux carrières ne se recoupèrent que par exception :
Yves Montand, tout feu, tout flamme.

11.Enfant-acteur puis écrivain, peintre et chanteur, il lui manqua peut-être un peu de persévérance :
Mouloudji, le touche-à-tout trop doué.

12.Le King a tourné nombre de films médiocres, mais aussi quelques témoignages d'une gloire sans égale :
Elvis Presley, navets et légende du rock.

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