Georges Guétary 
au temps de rentrée (1999)
pitre
Bourvil comme partenaire : 
aubaine ou déveine ?
seigneur
Ouverture
Scène unique
vedette en péril
Final
Sorties

 
"En septembre au bureau,
"Que fait papa ?
"Il attend.
"Et devant son fourneau,
"Que fait maman ?
"Elle attend.
"Sur les bancs de l'école,
"Que fait mon frère,
"Il attend.
"Et moi,
"J'attends aveceux
"Que r'vienne le printemps :
"Vivent les vacances,
"Tralalalala,
"À bas la rentrée,
"Pouah, pouah, pouah,
pouah, pouah !"
Répondant à la morosité 
de celles et ceux 
que le retour des vacances 
n'engageait pas à reprendre le travail,
GEORGES GUÉTARY, 
par ce chant joyeux, 
les entraînait dans sa vitalité joyeuse.

    Facile à chanter, facile à retenir, 
cette narration plaisante 
tire aujourd'hui encore le sourire, 
dynamise l'entrain, 
met du soleil dans la tête.

VIVENT LES VACANCES de Robert CHABRIER et Jo MOUTET, 1961
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VEDETTE EN PÉRIL

Ainsi revenons-nous au joyeux duo BOURVIL-GEORGES GUÉTARY abordé dans la page précédente, et d'autant plus que septembre à un autre titre les réunit, ainsi que nous le préciserons plus loin.

Georges GUETARY à cette époque, commençait d’être contrarié, sinon agacé par l’image dans laquelle sa voix et son physique le gardaient prisonnier depuis que la T.S.F. et le cinéma et les scènes d’opérettes, à Paris, à Londres, à Broadway le tenaient depuis 1942.
Or, s’étant alors fait récemment reconnaître par Hollywood qui l’avait engagé pour le célébrissime UN AMERICAIN À PARIS, il y avait été frappé par l’effet heureux que produisait la rencontre d’un Bing CROSBY et d’un Bob HOPE. Aussi, quand Francis LOPEZ et Raymond VINCY vinrent lui proposer le livret de LA ROUTE FLEURIE, et après qu’avait été bien grand pourtant le succès de POUR DON CARLOS qui lui avait rendu au Châtelet sa majesté princière naturelle et toujours attendue du public, il exigea ce type de tandem et imposa BOURVIL alors en passable creux de vague.
Mais voilà : ce creux-là bientôt deviendrait crête, 
au point que...

En de nombreuses occasions, et systématiquement dans ses tournées de tour de chant des années 80 à 97, Georges GUÉTARY racontait que lorsqu’il entamait la plus belle mélodie de l’opérette LA ROUTE FLEURIE, Mimi, il voyait les regards du public se porter sur BOURVIL qui pourtant s’était retiré sur le côté de la scène -et n’y faisait rien.
     “Demain, je me mets de dos”, répond spontanément André à Georges qui lui a confié sa contrariété.
     Mais le lendemain, et quoique le bon compagnon se fût effectivement exécuté, “tous les regards regardaient le dos de Bourvil !”
conteur autant que chanteur
À Saint-Cloud où le maire vient de le décorer en 1985
ph.Paulette PRADAT,col.  LP. - DR



"Tant pis pour le livret, tant pis pour le metteur en scène, demain, je sors !”, réagit, toujours aussi généreux, le si bon André-Bourvil.
    “Et le lendemain, quand je vais chanter MIMI, poursuit GEORGES GUÉTARY, il lance à la salle :
    “Vous pouvez aller prendre un verre : Guétary va chanter !”
    Le public rit et applaudit... le public ne quitte pas la salle et écoute -enfin-
“C’est un nom de Paris”
Qui chante et qui sourit,
”Un nom qui m’a conquis :
”Mimi ...”
Le public est conquis : les spectateurs sont redevenus auditeurs, ceux-là qui regardaient se sont repris à écouter.
Et le duo rigolo de LA VIE DE BOHEME fut dès lors 
sans doute plus sincèrement et joyeusement interprété que jamais...

accord parfait, joie triomphante
ph. Atlantic Press - DR

On pourrait soupçonner que Georges GUETARY, conscient de la force écrasante de BOURVIL, utilisait cette anecdote pour s’attirer les grâces d’un public ainsi reconnaissant : on pourrait douter d’une amitié entre les deux hommes, même si PACIFICO les réunit encore quelques années plus tard  et un gala des artistes et telles rencontres télévisées.

Or, voici : le 13 septembre 1997, la secrétaire de Georges GUETARY ne s’attend pas à cette nouvelle qui lui vient de Cannes par téléphone : la veille, elle le quittait plein de projets... et la voix à l’autre bout du fil lui apprend... qu’il est mort !
Percevant l’hébétude de son interlocutrice, la voix aussitôt apaise, engageante :
“Il ne faut pas être triste, Nicole : papa est là-haut, et il a retrouvé mama et Tasso et ses amis, Bourvil, Luis Mariano, et ils chantent !”
La voix, c’est celle de François, le fils de Georges, 
le doux François particulièrement attentif, que vous pouvez rencontrer dans la partie "Postérité", accompagné de sa sœur Hélène, tous deux relayant en quelque sorte leur père, puisque artistes tous deux.

chamaillerie entendue
ph. via Myriam Bru - DR
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BAL RENVERSÉ

 
Septembre curieusement réunit une dernière fois 
BOURVIL et GEORGES GUETARY,
pour l'éternité cette fois : 
ce fut aussi, en 1970, le 22,
que le Rideau tomba pour BOURVIL
le "hasard fabuleux" décidément 
continue d'entrelacer ses fils subtils...
 
 

On peut ainsi les imaginer 
déridant "là-haut" de leurs facéties 
les dieux de l'Olympe…


 
 
ph.Roger-Viollet (déc. 1959) - DR
bal renversé, rôles inversés
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