Mise jour : 2015/02/26

GEORGES GUETARY ...

A propos de…
Sommaire :
1   An American in Paris.
2   La Bohème.
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An American in Paris

Hugh FORDIN, dans LA COMÉDIE AMÉRICAINE (Paris, Ramsay, 1987), nous apprend :
p. 293 :
Freed, Minnelli, Kelly, Green et Chaplin passèrent de multiples soirées chez Ira Gershwin à étudier les œuvres éditées et inédites de Gershwin pour en faire une sélection appropriée. On transmit finalement une liste provisoire au contentieux pour obtenir les droits (1). Le choix final fut soigneusement pesé : «1 Got Rhythm », «Love Walked In», «Our Love Is Here to Stay», «I'll' Build a Stairway to Paradise», «l've Got a Crush on You», «Embraceable You», «But Not for Me», «Nice Work If You Can Get It», «That Certain Feeling», «Liza», «Tra-Ia-Ia», «By Strauss» et évidemment le poème symphonique «Un Américain à Paris».
«By Strauss» était un pastiche des valses viennoises que les Gershwin avaient improvisé en 1936, pendant une visite de Minnelli. Ils en avaient noté à peu près la moitié. Quelques mois plus tard, ils reçurent un câble de Minnelli leur demandant de finir la chanson pour sa revue à Broadway, The Show is On. Ils la lui envoyèrent par avion. Pour l'utiliser dans le film, il fallait obtenir les droits; quoique la chose ne dût poser aucun problème, Ira jugea plus simple d'écrire des paroles nouvelles. A l'exception d'un vers, il refit aussi «Tra-Ia-Ia», en mettant le thème amoureux en relief.
L'histoire de «Our Love Is Here to Stay» est plus significative : c'est la dernière chanson de Gershwin. A l'époque de sa mort, en 1937, il travaillait avec Ira aux chansons de Hollywood en folie (The Goldwyn Follies). Dans son livre Passport to Paris, Vernon Duke prétend qu'il ne trouva qu'une vingtaine de mesures quand on lui demanda d'achever la chanson. Il ajoute que Levant lui joua au piano des «motifs» (il dit : des airs) de Gershwin pour l'aider à retrouver le style de ce dernier. Ira conteste cette version et soutient que George avait terminé le refrain et qu'avec Duke, ils travaillèrent uniquement au couplet inachevé.

p. 294 :
Quant à la distribution, (…) Pour Henri Baurel, ils [les administrateurs] suggérèrent le baryton suédois Carl Brisson. Ni l'un [pour Lise] ni l'autre ne convenaient. (…). Lerner désirait voir Maurice Chevalier dans le rôle du chanteur. «Mais, dit-il, il était alors persona non grata.» Puis il remarqua Georges Guétary à Broadway dans Arms and the Girl, téléphona à Freed qui lui fit confiance et engagea Guétary. (…)

p. 298 :
«I'll' Build a Stairway to Paradise», avec Georges Guétary, était le seul grand numéro du film. Minnelli voulait un décor typique des Folies Bergère, avec un escalier, des figurantes emplumées et de curieux chandeliers. Ames prévit un escalier éclairé par en dessous et Minnelli pensa aux porteuses de candélabres. Guétary monterait en chantant et Kelly fit brancher les marches de façon qu'elles s'allument sous ses pieds, suivant le rythme de la musique. Levant se souvient d'avoir vu Guétary répéter : «C'était Carol Haney toute crachée.»  Walter Plumkett dessina tous les costumes sauf les vêtements modernes de Nina Foche et Leslie Caron, et les costumes du numéro de Guétary, œuvre d'Orry-Kelly.

p. 313 :
Avant de distribuer le film, on coupa des numéros musicaux et raccourcit un peu le récit. Kelly regretta de voir disparaître de ses numéros préférés, «l've Got a Crush on You», un solo qu'il avait particulièrement travaillé. On supprima aussi deux solos de Guétary, «Love Walked In», «But Not for Me» : le premier ralentissait le début du film et le second s'intégrait mal dans le bal des Beaux-Arts. On allégea cette séquence en prévision du long ballet qui la suivait. (2)

(1) Les éditeurs et les héritiers reçurent 158 750 dollars, Ira 56 250, comme conseiller et auteur de paroles nouvelles ou additionnelles en anglais et en français. re


/Repéré par Michel Bracquart et Louis Pieters

Est-ce l'apparence et le ton quelque peu viril qui donnèrent à Oscar levant sa perception de ressemblance avec Georges Guétary ?  Extraite du livre de Fordin, la photo ci-dessus (DR) la montre dirigeant Leslie Caron lors du tournage de Un Américain à Paris.

Autre livre, LA COMÉDIE MUSICALE DU "CHANTEUR DE JAZZ" À "CABARET" de Patrick BRION (Paris, La Martinière, 1993), nous apprend, en ses pages 218 à 227 que

[…] La présence de Georges Guétary, finalement choisi après que Maurice Chevalier et Yves Montand eurent été pressentis –il semble que le premier n'ait pas voulu personnifier un héros abandonné par la femme qu'il aimait pour un autre; et que le second ait été jugé trop communisant par les autorités américaines– a par ailleurs obligé Minnelli à inclure un numéro –I'll build a Stairway to Paradise"– qui se réduit à un hommage sans surprise au style des Folies Bergère. Par bonheur, Minnelli est parvenu à apporter une touche toute personnelle en jouant sur les poses, les vêtements et la disposition même des jeunes filles partiellement dénudées qui figurent au pied de l'escalier monumental sur lequel évolue Georges Guétary. D'un coup le numéro prend une dimension inhabituelle.
/Repéré par Michel Bracquart
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