Le nom de Michel Colombier n'apparaît que tard et sur une
courte période dans la carrière de Georges Guétary,
pour une part non négligeable, certes, mais non majeure
:
| Quand |
Où |
TITRES |
Auteurs |
Compositeurs |
Conduite/Orchestration |
cd |
| 1968 |
Québec et France |
CINQUANTE MILLIONS DE FRANÇAIS |
Michel |
Salvador |
Denjean/M. Colombier |
|
| LE BONHEUR |
M. Colombier
Wings recording session,
conducting "Emmanuel",
DR via http://www.michelcolombier.com/
|
Long box |
| DEUX AMANTS |
|
| MERCI M. TOSELLI |
Lux |
Toselli, adpt M. Colombier |
CET ANNEAU D'OR
(She wears my ring) |
Carrel |
Boudleaux-Bryant |
Long box |
| RIEN NE VA POUR LA JAVA |
Dumoulin |
Moutet |
|
| AH! DIS DONC ! |
Vincent |
Level |
| 1969 |
LES "JE T'AIME" |
Auzépin ou Pico |
Pico Auzépin |
Castan/M. Colombier |
"C'est dommage peut-être que Georges Guétary
n'ait pas poussé plus avant la collaboration", se dit-on lorsqu'on
découvre les noms prestigieux pour lesquels Michel Colombier a travaillé :
Madonna, Kronos Quartet, Jaco Pastorius, Prince, Herb Alpert,
Supertramp, The Los Angeles Chamber Orchestra, Barbara, Serge Gainsbourg,
Petula Clark, Roberta Flack, The London Symphony Orchestra, Barbra Streisand,
Johnny Mathis, The Canadian Brass, Charles Trenet, The Beach Boys, Branford
Marsalis, The English Chamber Orchestra, Herbie Hancock, Bill Withers, Joni
Mitchell, Jean-Pierre Rampal, Earth Wind & Fire, Stéphane Grappelli,
Charles Aznavour, The Los Angeles Philharmonic, Ernie Watts, Flora Purim & Airto,
Folon et l’orchestre de l’Opéra de Paris.
Probablement trop peu parlant pour
la plupart, ce sommaire d'inventaire réveillera probablement la mémoire
de maints lecteurs français et belges au moins si on y souligne la
coopération
avec Jean-Michel Folon : rappelez-vous l'aquarelle animée de ce léger
générique télévisé d'Antenne 2 intimement
lié à sa musique évanescente..
Or, sachez que cette composition musicale ne fut pas créée pour le générique : c'est la mort, à 5 ans, d'un des enfants de Michel Colombier qui la suscita;
laissez votre mémoire la raviver ou revivez-la,
vous
entendrez la sensibilité transcendante du compositeur dont les compositions comportent :
• une centaine de musiques pour le cinéma [Jean-Pierre
Melville (Un Flic) et Jacques Demy (Une chambre
en ville) sont ses premiers demandeurs]
• de la musique pour le théâtre (Le Bourgeois gentilhomme à
la demande de Jean-Louis Barrault à l’occasion
du tricentenaire de Molière à la Comédie française),
• des musiques de ballet (pour Mikhail Baryshnikov, Twyla Tharp, Roland
Petit, Jean Babilée, Daniel Ezralow, American Ballet Theater et Les Ballets
de l’Opéra de Paris),
• des musiques de chansons, de la musique de chambre, des œuvres
symphoniques, deux concerto, deux operas-videos;
• maintes récompenses prestigieuses.
Pourquoi cet attrait, pourquoi cette confiance ?
Formé complètement et solidement par
son père dès
l'âge de 6 ans (piano, harmonie, contrepoint, direction d’orchestre,
orgue d’église, plain-chant grégorien, trombone), Michel
Colombier découvre l'improvisation à 11 ans et le jazz à 14.
S'opposant dès lors à la séparation des genres, à leurs
cloisonnements et aux hiérarchies musicales, il se fera renvoyer
du Conservatoire National Supérieur de Musique où il fut
inscrit après son service militaire.
Ce… bannissement sera sa chance : l'ayant pris comme pianiste
puis arrangeur, le compositeur Michel Magne le présentera à Eddie
Barclay qui l’engagera comme directeur musical de sa maison de disques. Le
marché américain le découvre ainsi bientôt par
son arrangement du premier album en langue anglaise de Charles Aznavour produit
par Quincy Jones. Serge Gainsbourg, Barbara, Petula
Clark ensuite tiennent à sa collaboration dont germe l'amitié fidèle
et forte, et par quoi s'ouvriront des portes (studios Universal, Herb Alpert,
propriétaire des disques A&M) et se multiplieront les collaborations
et créations, dont Wings, salué comme “la première
symphonie pop” et “le premier oratorio rock”, et qui
lui vaudra d’être salué par la presse internationale
comme l’égal de Bernstein, Gershwin et Zubin Mehta.
Georges Guétary avait, en fin des années 80, projet
de demander à Serge Gainsbourg de lui écrire des chansons;
Michel Colombier, qui sait, en aurait peut-être été le
compositeur; ce rendez-vous manqué (Serge Gainsbourg est mort peu
de temps après) l'aurait peut-être sorti du "charme obligé" qu'aura,
décidément, imposé le destin...
On peut néanmoins supposer que Georges Guétary appréciait
Michel Colombier bien autrement que pour une parenthèse d'arrangement,
voire d'accompagnements de moins de dix chansons quand on sait que c'est à lui,
en 1988, qu'Hélène Guétary fit appel pour son ABRACADABRA...
Relecture éventuelle, introduction au
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<<Si elle n'est pas présente,
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Avec D.R. aux auteurs d'extraits et de photos, soit
http://www.michelcolombier.com/,
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l'assentiment gratifiant de Madame Guétary-Guyon,
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